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9 novembre 08

Je ne suis pas bon en calcul

"Je ne suis pas bon en calcul, en maths, en algèbre, en géométrie, en grammaire... en commercial, en informatique... pour conduire sous la pluie, pour faire un créneau". 

Penser que vous ne serez pas capable de faire une addition est ce que l'on appelle une croyance limitante. Vous vous interdisez d'essayer de calculer juste ou plutôt de faire aussi bien qu'un tel ou une telle: "Ma grand-mère savait très bien coudre, mais pas moi... Mon grand-père savait tout réparer, mais moi j'ai deux mains gauches". 

La réalité est souvent différente. Vous avez essayé à une ou plusieurs reprises d'aligner une addition, mais le verdict de la maîtresse d'école est tombé en chiffres rouges: 2 sur 20. Vous êtes rentré chez vous la tête basse et, pour vous consoler, votre maman vous a dit: "ce n'est pas grave, mon chéri, ton grand frère est fort en calcul et mauvais en orthographe, toi tu seras bon en grammaire latine et mauvais en calcul". Votre papa a fini de clouer le cercueil de vos croyances en ajoutant: "moi, j'étais bon en calcul ET en dissertation". 

Le problème c'est que vous en êtes maintenant convaincu. Vous n'êtes pas bon en maths... ou en informatique. Par enchaînement logique, vous ne voyez pas comment vous pourriez vous vendre (puisque vous ne savez pas vendre), imaginer une nouvelle stratégie (puisque vous êtes plus analytique qu'imaginatif), comprendre votre amoureux(se) ou monter une commode Ikea. 

Quel est le point de vue du coach? 

Cela ne sert à rien d'aller contre une croyance, d'argumenter, de vous contredire. L'affrontement direct ne ferait que vous énerver. Le mieux est de sortir de l'autoroute, quitte à pester contre les dos d'âne des départementales. 

Vous n'êtes pas bon en calcul, mais vous savez faire des courses. Vous en êtes capable, n'est-ce-pas? Vous savez calculer ce que vous devez, compter la monnaie que l'on vous rend. Il y a donc des calculs que vous savez faire, des apprentissages que vous pouvez faire, mais il est difficile pour vous de vous en apercevoir. 

Il faut revenir sur des apprentissages passés (petit enfant, vous avez bien appris à marcher, alors que vous ne saviez pas; vous avez bien appris à lire et à écrire, alors que vous ne saviez pas...). 

Une fois d'accord sur le fait que vous savez apprendre (puisque vous avez déjà appris), le coach ou le thérapeute peut ensuite vous présenter de nouvelles possibilités, en introduisant l'idée que vous pouvez -maintenant- apprendre tant et tant de choses (puisque vous savez tant et tant de choses que vous ne savez pas savoir). 

Instaurer de nouvelles croyances: voilà l'objectif de l'hypnose conversationnelle.

(voir aussi Le juge de la voix intérieure)


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