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Le blog de Frédéric Martin
Des métaphores dans la tête
Voici un commentaire du livre Des métaphores dans la tête, de James Lawley et Penny Tompkins *. Des métaphores dans la tête est l’un des ouvrages de référence du « Clean Language » développé par David Grove. Comme les auteurs l’expliquent dans leur introduction : « Il (David Grove) réalisa que de nombreux clients décrivaient naturellement leurs symptômes avec des métaphores, et s’aperçut que lorsqu’il questionnait ces métaphores en reprenant exactement leurs mots, leur perception du traumatisme commençait à changer. » La citation de David Grove (page 66) résume ce qui est entendu par ‘Clean‘ : « En posant une question, nous n’imposons au client aucune valeur, construction ou présupposition de ce qu’il devrait répondre… ». Pour cela, le thérapeute (ou le coach) reprend les mots du client. Comment ? L’un des intérêts du livre est dans les transcriptions de séances, comme à la page 69 : - « J’aimerais avoir plus d’énergie parce que je me sens très fatiguée. » - « Et vous aimeriez avoir plus d’énergie parce que vous vous sentez très fatiguée. Et quand vous aimeriez avoir plus d’énergie, ce plus d’énergie, c’est comme quoi ? » - « C’est comme si j’étais derrière une porte de château. » - « Et c’est comme si vous étiez derrière une porte de château. Et quand derrière une porte de château, quel genre de porte de château est cette porte de château ? » ...Etc… Le grand mérite du livre Des métaphores dans la tête est d’expliquer en détail les questions de base du Clean Language et de proposer une méthode d’apprentissage. Cela dit, le livre ne fait qu’effleurer une difficulté majeure de l’utilisation d’un tel outil (page 344) : « Le facilitateur n’utilise que les mots du client et les insère à l’intérieur d’une formulation précise de questions. Il n’ajoute aucun mot qui vienne de lui. David Grove dit ainsi que le ‘’moi’’ du thérapeute doit sembler avoir disparu ». Comment parvenir à laisser son ego au vestiaire ? Sous une apparence de facilité géniale, cet outil demande une grande concentration de la part du thérapeute ou du coach. On est dans un mode de communication exigeant qui demande des capacités de centrage et d’écoute. Ce processus de Clean Language est si puissant qu’il est à la base des processus de l’école de Clean Coaching créée par Lynne Burney**. Il est parfaitement adapté à la problématique du coach qui désire laisser le client expliciter ses objectifs sans aucune interférence de la part du coach. (*) InterEditions-Dunod, 2006 (traduction française de l’édition originale de 2000) ISBN 2 10 50099 6 (**) LKB Associates
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