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Le blog de Frédéric Martin    23 septembre 2010

Retrouver du travail après 50 ans

Un article du New York Times (*) commente les difficultés d’une femme de 57 ans qui après quatre ans de recherche de job se demande si elle va retravailler un jour. L’impact n’est pas uniquement financier (besoin de faire appel à son conjoint ou à sa famille). On peut se sentir isolé, inutile, « à côté » de la société. Il n’est pas évident d’avoir le moral à 57 ans quand on envoie des CV à la chaîne depuis ses 53 ans !

On considère en France que près de 60% des chômeurs de plus de 50 ans sont sans travail depuis plus d’un an. Plus on reste sans travail, plus il est difficile de retrouver du travail. L’entreprise (l’employeur) considère que la personne perd de sa technicité. D’autres critiques sont peut-être moins pertinentes, comme le salaire plus élevé que celui d’un jeune, le côté psychorigide du « vieux peu malléable » et la baisse de l’énergie vitale.

Quelles sont les stratégies les plus répandues pour s’en sortir ?

En premier, l’obstination. La personne se sent compétente, professionnelle dans son domaine. Elle épluche les petites annonces, envoie des CV, jour après jour. Elle ne peut s’aventurer dans un autre domaine : le CV d’un contrôleur de gestion n’est pas crédible pour postuler à un poste de directeur marketing. De toute façon, le plus souvent, elle n’en a aucune envie.

En deuxième, la coupure. L’un va transformer sa résidence secondaire en gîte rural, l’autre va vendre son assurance-vie pour s’acheter un petit commerce. Un autre, encore, va se consacrer à sa passion pour la peinture et devenir marchand d’art.

En troisième, le renoncement. La personne s’investit dans le bénévolat, accepte des petits boulots, des CDD.

Je dois avouer que quand j’ai commencé dans l’accompagnement, j’avais parfois tendance, face à des chômeurs de plus de 50 ans, à conseiller de chercher à autre chose, d’aller vers un travail qui motive. J’ai été le premier surpris lorsque des clients ont retrouvé du travail après de longues années de chômage dans leur propre domaine de compétences. Voici ce que ces expériences très particulières avaient en commun.

Tout d’abord, un travail sur soi est nécessaire (c’est là où le coaching peut apporter un plus), de façon à dégager une véritable « présence » dans un entretien (…et auprès de ses proches), de façon à exprimer par son langage verbal et non-verbal de la confiance, de l’ouverture et du dynamisme.

 Il est également nécessaire que la personne dispose d’une forte technicité, que ses compétences soient réelles par rapport aux exigences du poste. Il est indispensable de rester au top de son expertise, même si on n’est pas en poste.

Ensuite, je voudrais insister sur les commerciaux. Revenir sur son parcours professionnel en valorisant le côté « vente, conseil à la vente, assistance à la vente, développement du portefeuille clients, gestion de la relation clients » est une bonne façon de donner plus d’impact à son CV.

Les vendeurs ne sont pas atteints par la limite d’âge qu’il s’agisse de vendre des produits financiers ou des appartements. Si vous avez la capacité de développer un courant d’affaires, vous rencontrerez toujours une porte ouverte dans une entreprise.

 

(*) article du 19 septembre 2010 --- http://www.nytimes.com
« For the Unemployed Over 50, Fears of Never Working Again »



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