Le blog de Frédéric Martin
S’affirmer sans s’imposer
Un souhait souvent entendu est celui de parvenir à
s’affirmer. On va alors décrire une situation
hiérarchique « Je désire me faire obéir
d’un tel », une phase de la négociation commerciale
« Je voudrais (c’est un n+1 qui parle de l’un de ses
cadres) qu’un tel sache s’imposer face à un client
sans que je doive intervenir moi-même dans la négociation
», un entretien d’embauche ou un entretien annuel
d’évaluation «Je veux obtenir ce que je
mérite ». Les exemples ne manquent pas.
Au lieu de dire « s’affirmer », certains disent
« s’imposer ». Je trouve plus étrange
l’expression « s’affirmer en s’imposant
». Pourtant, vous avez sûrement entendu comme moi des
phrases comme « il doit s’affirmer pour s’imposer
», « je désire m’affirmer plus en rendez-vous
pour pouvoir m’imposer ».
Le fait de vouloir s’imposer en s’affirmant (ou de
s’affirmer en s’imposant) représente une symbolique
masculine, virile, plus yang que yin. Ce n’est pas en tapant avec
vos petits poings sur la table que vous allez décrocher le
contrat du siècle.
S’affirmer consiste d’abord à prendre conscience de
ses traits de caractère, de ses compétences et de ses
talents naturels. C’est aussi une reconnaissance de ses limites.
Il y a des choses que vous pouvez faire et des choses que vous ne
pouvez pas faire. S’affirmer revient donc à exprimer en
quoi vous êtes différent, unique. Cela implique que vous
soyez à l’aise avec vous-même.
En prenant la place de votre interlocuteur (supérieur, client,
recruteur), le coach agit comme un miroir et vous permet de saisir ce
qui fait de vous un être unique. Car ce qui intéresse
votre interlocuteur, c’est de comprendre ce que vous faites de
particulièrement bien, de mieux qu’un autre.